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Islande

24 juin - 14 juillet 2011

27 juin 2011 : Hrafntinnusker - Landmannalaugar

Nuit moyenne, nombreux réveils pour chacune... Et conclusion : il ne fait jamais nuit dans ce pays (à cette période !!). Est ce l'adrénaline de la journée passée ou les velux qui laissent passer toute la lumière, nous sommes en tout cas les premières levées alors qu'aujourd'hui c'est une journée cool... On prend le temps de se faire un café et de petit déjeuner. Le warden répare les chaussures d'Emma avec clous et schotch, il n'y a que son physique qui le différencie de Mac Gyver !

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Petite (micro) toilette, on demande quelques explications sur la route au warden, qui, pas vraiment rassurant, nous sort deux nouvelles phrases cultes : " it's always dangerous" et "you can always get lost"

Nous voilà donc parties, trouvant le sac étonnament léger (ça n'est pourtant pas les 2 paquets de nouilles chinoises en moins qui font la différence, d'autant qu'on porte nos poubelles...). C'est peut être juste notre corps qui s'habitue. On aurait peut être pu porter notre blush et notre mascara finalement, comme 2 françaises qui se repoudraient le nez au camping. Enfin, avant le détail du mascara, faudrait peut être qu'on pense : - à se laver ; - à changer de culotte ; - (ça marche pour pantalon, chaussette, pull, duoderm anti-ampoule à moitié accroché aux chaussettes) ; - à avoir un look un peu correct, entre pantalon trop long pour l'une/ trop court pour l'autre et dégueu (avec des tâches de plusieurs couleurs selon la nature des terrains rencontrés, notre pantalon serait une mine d'information pour un géologue) ; -à avoir des vrais gants et pas des chaussettes en guise de (qui accessoirement, quand le froid est trop vif, font office également de mouchoir). Bref les photos parleront d'elle même, on est définitivement pas le "blond" de Gad Elmaleh...

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Nous voilà parties disais-je, sous une bise (de face évidemment) à décorner les boeufs dans un désert de neige recouvert de particules noires (cendres du volcan amenées par le vent ?). C'est plat mais très long... Les balises sont enfouies sous la neige mais les traces de pas nous guident. Peu à peu des fumeroles se font de plus en plus f'équentes et le paysage change : ton ocres, quelques lacs fumants, l'éblouissement devient réel, ça valait le coup de le faire dans le sens le plus difficile et de garder le meilleur pour la fin !

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Le vent s'atténue, le soleil par contre est tjs aux abonnés absents. Nous croisons de plus en plus de monde, parfois sans sac, ça sent le refuge qui se rapproche ! Grande descente entre des amas de pierre, desquels s'échappent parfois des fumeroles et enfin apparaît le refuge dans un petit écrin de verdure assez étonnant ! Et là nous y sommes vite, pas de gué à traverser, alleluyah !

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Nous nous installons dans un dortoir garni de matelas de 60 cm de largeur... mais le refuge est tjs aussi clean et on se fait un déjeuner 4 étoiles : entrée (soupe en paquet), plat (1/2 salade de thon en boite), fromage, dessert et café, c'est la fête !! Petite sieste bien méritée puis on file à l'attraction du coin : les HOT SPOTS ! Un petit chemin en teck nous mène à ces bains chauds. Se déshabiller avec une température avoisinant les zéro degrés est un calvaire, mais la récompense = 2h de makrelage dans une eau à 40°C, ça valait le coup ! Et on en profite pour se laver discrètement (à l'eau) le visage noirci par les résidus de cendres laissés par le vent.

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Seule la perspective de sortir noircit le tableau, mais finalement, on s'en sort pas trop mal. Emma a le courage que je n'ai pas d'aller prendre une douche, tout mon courage étant passé dans la sortie des Hot Spots. Quand j'aurai des dreads peut être !

Repas à base de... nouilles chinoises, on ne change pas une équipe qui gagne.. Petit jeu (Emma s'est pris une patée) puis dodo de mauvaise qualité pour toutes les deux. Le voisin d'Emma se rapproche d'elle changereusement, ma voisine russe ne fait que renifler et ma gorge me fait de plus en plus mal, pourvu que je ne sois pas malade. Malgré nos nombreux réveils nocturnes, toujours pas de nuit noire en vue.

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