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5 juillet 2010 :

Aquarelle by Maïté Cuvelier !

Ce matin nous partons de petit Grégory, au sortir de la ville, un immense lac rose, le Hutt Lake retient notre attention.

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La ville de petit Grégory est vraiment calme, limite ville fantôme, on ne croise jamais personne. Bizarre, bizarre... Nous contournons le lac pour reprendre le long ruban de route qui mène à Kalbarri où nous avons l'intention de visiter le national park.Cette route est la parfaite illustration de la rapidité avec laquelle en Australie on peut se retrouver au milieu de rien. 1 minute après petit Grégory nous nous retrouvons dans le no man's land. La route entourée de chaque côté de la même étendue de terres arides. La végétation toutefois n'est pas monotone. Une flore très aride constituée de sortes de palmiers très étranges, un tronc épais brun surmonté d'une petite touffe d'épis verts d'où sort une immense tige noire pendant souvent sur un côté sous son poids. Des arbustes pas très hauts, des sortes de banksias et des buissons, le tout parfois noirci et calciné par les incendies constitue le reste du paysage. Puis sans que l'on sache pourquoi, un trou dans l'espace temps nous amène dans une sorte de Normandie vaste et plate avec queqlues groupes de vaches ou de moutons qui sembles minuscules au vu de l'immensité du paysage.

Il est difficile de décrire le vide colossal de l'Australie qui est de loin d'une des nations les moins densément peuplée de la terre : 2,5 habitants/km² (en France 109 !) surtout que la plupart des gens sont concentrés dans quelques grandes villes. Après environ 80 km nous arrivons aux environs de Kalbarri. Avant la ville, nous aventurons nos vans jusqu'à un point de vue qui semble fort sympathique et en effet d'immenses falaises surplombent la mer. Des strates géologiques de pierre se découpent nettement. Une petite rando de 8 km le long de ces falaises nous nargue et nous y succombons. C'est le "bigurda trail". Le bilurga est d'après ce que nous avons compris un animal à fourrure rouge mais difficile de savoir lequel... En tout cas nous ne l'avons pas vu. La vue est splendide sur l'immense mer.

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La température a nettement monté depuis que nous avons fait ces quelques km vers le nord. La ville de Kalbari semble très agréable. Site balnéaire on s'y arrête pour quelques courses au supermarché et à la pharmacie car Gautier a mal à la gorge et la voix de Barry White. On s'installe ensuite à une terrasse pour déguster de délicieuses glaces. Juste à côté de la ville se trouve le "Kalbarri national park". Aucun ranger à la barrière, mais une sorte de boîte aux lettres avec des enveloppes à côté et un panneau "si le ranger n'est pas là, merci de mettre l'argent dans la boîte". Ils sont marrants ces australiens... Comme on est avec Jean qui est très honnête, on paie pour une voiture et on gare l'autre sur le parking. Le chemin est en terre et le gros van ne "saurait" pas passer par là. On a bien fait, la route est vraiment comme une tôle ondulée et on sautille tous en rythme pendant 27 km à 20 km/h !! Paysage incroyable, désertique, immense et vide.

Quelques kangourous traversent en sautant sur la route.

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Nous arrivons enfin à "The loop", fin du trajet, le soleil est déjà bas. En contrebas un immense canyon serpente. Jean, Nicolas et moi descendons faire une petite marche d'1/4 d'heure dans le canyon, ce fut court mais intense ! Il paraît qu'en été il peut faire jusqu'à 50°C ici. Nous il fait plutôt frais et on peut profiter pleinement du magnifique paysage qui nous entoure.

Ambiance colorado, dommage qu'on ait pas le temps de faire la grosse rando de 3h. Peut être au retour si on a le courage de refaire la tôle ondulée ! En attendant il faut rentrer et faire le chemin de retour. Et là, c'est le drame... le petit van n'a vraiment plus beaucoup d'essence, moins d'un quart de réservroir et on est là au milieu de rien au milieu de la nuit en plein désert... La réserve s'allume sur le trajet. On n'en mène pas large. Au croisement Jean tourne spontanément à gauche, tout le monde acquiesce, oui c'est bien par là... Il nous a fallu quand même 20 km pour réaliser qu'on avait tourné du mauvais côté... Demi-tour car aucune station essence sur la carte de ce côté. Ca commence à faire beaucoup de km sur la réserve ! Il fait nuit noire, visiblement les kangourous aiment le noir car on en aperçoit plein sur le bas côté, pourvu qu'aucun ne se jette sous nos roues ! Bien sûr la station essence est fermée ! Bon on a vraiment plus le choix, interdiction de camper dans la nature à Kalbarri donc on file au caravan park le plus proche, la réception est fermée donc on prend des emplacements au hasard et on se pose là. Malhonnête comme on est, l'idée de partir demain matin tôt sans payer nous traverse à tous l'esprit. Heureusement Jean est là pour nous remettre sur le droit chemin. Pas question de ne pas payer ! Un australien sous tente vient nous demander combien nous a coûté notre van. On lui fait visiter notre honorable demeure et il nous invite à venir boire une bière sous sa tente un peu plus tard mais les australiens se couchent tôt et quand on a finit de manger, les lumières de sa tente sont déjà éteintes. Tant pis. La batterie de servitude du gros van fatigue un peu ce soir et on finit notre soirée à la lampe de poche. Le frigo essaiera de s'enclencher toute la nuit sans succès et nous empêche de dormir jusqu'à ce que Gaëlle aille l'éteindre.

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