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Dominique - Guadeloupe - Marie Galante

13 - 27 septembre 2008

Mercredi 19 Septembre 2008

{Emma} Ce matin, bien décidées à prendre le prb à bras le corps, nous descendons dans la rue pour affronter ce pneu creuvé. La technique est simple : faire semblant jusqu'à ce qu'un gars vienne le faire à notre place.. et ça marche très bien (on avait quand même déjà réussi à trouver le crick et à l'installer). Notre sauveur se moque un peu car nous avons monté le crick avant de déserrer les boulons. Il réussi finalement à me faire comprendre qu'il faut que j'aille appuyer sur la pédale de frein pour qu'il puisse déboulonner sereinement (foot, stroke..). Hop, c'est un jeu d'enfant pour lui, aussitôt fini, il nous laisse et nous voilà avec notre pneu creuvé dans le coffre. Au moins on peut rouler ! Un peu tranquilisées, nous décidons de choisir la tactique à suivre devant un bon p'tit dej. Le tour de la ville commence pour trouver tout ce dont nous avons envie : Sukie's bread pour les pastries, le supermarket pour les yaourts et les petites marchandes de rue pour les maracudjas. Puis nous nous dirigeons vers le "Ritual café" en bord de mer pour déguster tout ça avec un bon café.

Sur le chemin, nous nous arrêtons chez un premier marchand de pneus flambants neufs, boutique rutilante. Non seulement ils n'ont pas de pneus "second hand" mais en plus ils ne les changent pas ! L'endroit ne nous plait guère et nous passons notre chemin.

Après avoir demandé à chaque personne avec qui nous sommes amenées à parler " Do you know where we can buy a tyre ? " nous partons en voiture en direction de Soufrière. Un premier changeur de pneu se trouve sur la route mais sa boutique est fermée... Nous continuons notre chemin jusqu'à l'endroit où le taxico avait fait gonfler ses pneus l'autre jour. La boutique semble être tout fait ce qu'on cherche : une petite baraque sans prétention, avec un immense tas de pneus usagés sur le devant.

Nous sortons avec nos parapluies à carreaux (il pleut) et attendons sagement notre tour. Le gentil garagiste nous a apparemment reconnues et quand un amerloc essaie de nous passer honteusement devant, il lui signale poliment que nous étions là avant.

Notre ami garagiste semble avoir une petite faiblesse pour Marion. Il attaque par un grand classique "On s'est déjà vues quelque part non ?". Puis tout en réparant notre pneu (ouf, ça a l'air réparable !) il lui raconte un peu sa vie. C'est un grand voyageur, il a déjà fait au moins le tour de la Martinique et de la Guadeloupe. Nous prenons l'air impressionnées poru surtotu qu'il répare notre pneu comme il faut. Il semble de plus en plus attiré par le charme irrésistible de Marion. Quand il a fini de poncer, coller, patcher la chambre à air de notre roue, je propose de prendre en photo cette idylle naissance. Emmanuel Herminus est aux anges. Il va se laver les mains et pose à côté de Marion dignement et fièrement.

Il nous écrit sur un petit bout de papier son nom, nom adresse, et ses numéros de téléphone et emporte dans son coeur la certitude de recevoir un jour la photo par la poste... Emporté dans son élan, il nous propose même de fermer boutique pour nous servir de guide pour la journée. Offre que nous refusons poliment (si Emmanuel Herminus avaient eu 20 ans de moins nous aurions trouvé ça terriblement romantique mais bon...). Marion repart donc avec un nouveau prétendant en Dominique. Quel succès !

C'est donc avec un pneu soigneusement réparé avec amour que nosu reprenons la route de Portsmouth (il pleut encore pas mal et nosu abandonnons l'idée d'aller randonner à Délices). Même route que la veille en direct et nous arrivons au Fort Shirley sous la pluie. Emma au bord du malaise vagal sort les sandwich avec hâte et c'est sur la petite terrasse du Fort Shirley que nous déjeunons en regardant la pluie tomber... Nous finissons quand même par aller visiter le fort avec nos parapluies à carreaux. La vue y est très belle, surplombant la baie de Portsmouth.

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{Marion} Un jardinier esseulé s'occupe de ce grand domaine. Nous reprenons la route toujours sous la pluie battante. Retour par la même route, la plus directe. La pluie ne cessera pas aujourd'hui. On dépose finalement la voiture au loueur dès notre arrivée. Comme ça on est sûre qu'il ne lui arrivera plus rien, en tout cas sous notre responsabilité ! Le type qui loue la voiture ous demande si nous avons eu un quelconque problème. "Not at all" répondons nous en coeur... mais Marion était au bord de la crise de fou rire...

Nous passons la fin de l'après midi au Ritual Café en sirotant un smoothie à la mangue. Nous écrivons le carnet de bord, lecture etc... la nuit tombe vite, on vient nous "déranger" un peu pendant notre lecture ; d'abord un type clodo visiblement un peu fou qui se met à secouer le tapis à l'entrée du magasin... et puis notre ami "true true" - c'est son nom ! - graveur de calebasse qui vit dans le "Zion" non loin de Roseau... Il parle français, connait bien la guadeloupe... On lui donne deux euros pour la propérité !

{Emma} Puis vient le moment, tjs un peu problématique à Roseau, de la recherche du restaurant pour dîner. Nous passons devant le "garage" qui semble s'etre transformé en bar-boîte. Bcp de monde debout sur la terasse, la musique à fond. Nous continuons donc nos pérégrinations nocturnes dans les rues de Roseau jusqu'à nous décider pour un petit resto-bar à l'étage en face du marché. L'intérieur est assez sombre et il n'y a que deux tables d'occupées mais la maîtresse de maison nous accueille gentiment et nosu propose du chicken. Nous acceptons et ma foi, ce fut fort bon. L'endroit se rempli un peu petit à petit. Pas mal de monde au bar avec Kubuli (bière locale) et pétard... C'est vendredi soir et Roseau est un peu plus animée !

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